Cathy, garnisseuse à Charleroi

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Avec « les visages du TEC », nous partons à la rencontre de celles et ceux qui font le TEC. Derrière chacun de nos collaborateurs, il y a une histoire, un parcours, une personnalité qui méritent d’être mis en lumière. Découvrez Cathy Piron, une des garnisseuses du TEC, au dépôt de Jumet.

Le TEC - Quel est votre métier et en quoi consiste-t-il ?

Cathy :

Actuellement, je suis au garnissage, je remplace ma collègue Sophie qui n’est pas là. Mon métier, c’est principalement refaire des sièges de nos véhicules ; qu’ils soient nouveaux ou anciens. Dans ce cas, il faut décoiffer les anciens et remettre du nouveau tissu dessus. On refait les sièges déchirés ou trop vieux. Ce qui est dommage et triste, c’est qu’on constate qu’il y a beaucoup de dégradation : des sièges arrachés, des déchirés, coupés au cutter …

Sièges abîmés/dégradés en attente d'une nouvelle coiffe.

Quand avez-vous commencé à travailler au TEC?

Je suis entrée au TEC en 2011, j’ai été engagée au garnissage car Sophie était en congé maternité. Mais aujourd’hui, ce n’est pas ma fonction principale, en fait, je travaille au Tram Wash normalement, je viens uniquement ici lorsqu’on a besoin de moi.

En quoi consiste une journée-type?

Comme toute bonne journée, ça commence par un café surtout que mon horaire c’est 7-15h30 ou 6h-14h l’été. Une fois que je suis au garnissage, je regarde les ordres de travail afin de voir ce qui doit être fait. Parfois je reçois des appels et on me dit qu’une telle rame de métro ou tel bus est rentré pour entretien, et je dois aller faire une inspection des sièges afin de voir si certains doivent être changés. En général, j’ai le temps pour faire les sièges en entretien, j’ai droit à peu près une semaine. Mais parfois il faut se dépêcher car le bus/métro repart rapidement.

Local pour les sièges finis ou en attente de nouvelle coiffe.

Quelles sont les qualités requises pour ce métier?

A la base, j’ai un diplôme de couture. Quand je suis arrivée ici, ils m’ont montré comment faire le garnissage en plus de la couture. On s’améliore avec le temps et on fait des choses plus difficiles au fur et à mesure. Sur les nouveaux sièges, il faut aussi s’adapter, on coud moins, c’est plus du collage et du velcro.

Machine à coudre et gabarits de siège.

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette fonction de garnisseuse?

Ce n’est pas une passion mais un hobby. J’aime bien, je suis tranquille, je fais ma bouille. C’est comme une découverte ; commencer avec une plaque de bois, ajouter les mousses, les tissus, les pattes pour les faire tenir, etc. C’est l’assemblage qui me plait. C’est partir de rien pour faire quelque chose de nouveau.

Sièges sans coiffe.

Utilisez-vous des machines ou outils spécifiques pour le garnissage?

L’outil magique c’est l’agrafeuse pour faire tenir les coiffes au siège. Pour les décoiffer, on a des outils pour retirer les agrafes. On a les gabarits pour dessiner les sièges. Le matériau le plus facile à travailler, c’est le tissu car le similicuir peut vite s’abimer si on fait une erreur. Du coup, on dessine, on coupe et on place le tissu sur le siège.

Outil pour dégrafer les sièges.

Qu’est-ce qui vous prend le plus de temps?

En ce moment, je dirais que c’est de refaire les sièges. Donc, de prendre les plaques en bois, de coller le mousse, de placer les pattes et ensuite de couvrir le siège avec le tissu. C’est un ensemble en fait, je ne fais pas toujours la même chose, je vais alterner entre la couture, couper le tissu, le placer, etc.

Atelier garnissage.