David, conducteur à Tournai

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David, conducteur Tournai

Le TEC – Quel est votre parcours au sein du TEC ?

David:

Avant de travailler au TEC, j'ai bossé dans l’HORECA, dans des hôtels, cafés, restaurants. J'ai commencé en tant qu’étudiant dans un service Tea-Room, j'ai travaillé ensuite au Quick puis dans un centre de jeu. Les horaires étaient difficiles. J'aimais bien conduire, voyager, je ne souhaitais pas d’un métier sédentaire. J'avais déjà le permis CE. J'ai donc fait ma formation au FOREM pour passer le permis D et je suis rentré au TEC en 2010.

Quel regard portez-vous sur votre métier de conducteur ?

C’est un métier polyvalent, on est tour à tour conducteur, papa, avocat, grand frère... (rires). Je n’aime pas la routine donc c’est un métier qui me plait ! En général, je suis quelqu’un qui roule à son aise, que ce soit en bus ou en voiture. D’ailleurs quand je prends mon bus, je dis toujours que je pars en balade (rires). Je suis un fervent pratiquant de l’éco-conduite. Pour moi, c’est un état d’esprit, une conduite relax. Celle-ci permet d’améliorer le bien-être et de lutter contre le stress. C’est anticiper les situations de façon à les aborder de la meilleure façon, que ce soit au niveau de la vitesse, de la position, des manœuvres. Cela permet donc de mieux conduire. Les voyageurs sont moins bousculés, ils sont plus sereins et l’ambiance dans le bus s’en ressent également. Quand je suis en écolage avec un nouveau conducteur, c’est d’ailleurs ce que je lui dis “c’est toi qui commandes dans ton bus, l’atmosphère c’est toi qui la crées. Que ce soit avec la musique, la conduite, l’approche des clients.”

Que pensez-vous de ce nouveau défi en tant que coach éco-conduite ?

L’éco-conduite, c’est un sujet que je suis depuis le commencement. J'entre dans l’entreprise en 2010 et on en parle déjà. Je trouve le concept intéressant. On parle d’écologie, d’économie mais ce qui est important, c’est le bien-être et cet aspect est parfois caché par le mot “éco”.

 Je suis content de ce nouveau défi en tant que coach. Je ne suis ni le meilleur ni le pire conducteur, je vois ce rôle de coach comme un enrichissement personnel. Même si j’ai 11 ans de conduite, il y a toujours des personnes qui ont une meilleure approche. Pour moi, ce coaching, c’est un échange, chacun peut apporter quelque chose à l’autre.

La Direction Hainaut mène actuellement un projet de coaching auprès de ses conducteurs. Ce projet est en pause pour l’instant vu les conditions sanitaires. En bref, après un appel à candidature, des conducteurs sont identifiés en tant que coach, ils sont formés à ce rôle spécifique et sont régulièrement détachés pour accompagner leurs collègues pendant leur service. Ce coaching est complémentaire à la formation théorique et permet de pratiquer l’éco-conduite directement sur le terrain, pendant le service. Pour le moment, seuls les dépôts de Mons et Eugies l’ont déjà pratiqué mais des coachs viennent d’être sélectionnés aux dépôts de Tournai, La Louvière et Houdeng pour une extension du projet à la sortie de la crise.