Delphine et Dieudonné - coachs éco-conduite au Hainaut

Nous

Avec « les visages du TEC », nous partons à la rencontre de celles et ceux qui font le TEC. Car derrière chacun de nos collaborateurs, il y a une histoire, un parcours, une personnalité qui méritent d’être mis en lumière. Découvrez Delphine Bogaerts et Dieudonné Ntibansibako, 2 de nos coachs en éco-conduite. L’éco-conduite est une spécificité du Hainaut. Elle consiste en une conduite souple et une vitesse stable, tout en évitant des accélérations et freinages brusques.

Le TEC – Depuis quand travaillez-vous au TEC et qu’est-ce qui vous y plaît ?

Je suis entrée au TEC en juillet 2005, il y a 15 ans déjà. Ce que j’aime dans mon métier, c’est surtout le contact avec la clientèle et la diversité, le fait qu’on ne fasse pas deux fois la même ligne. Avec un diplôme de secrétaire, je ne me destinais pas à être conductrice mais j’ai vite accroché. Etant donné que mon père est conducteur au TEC je connaissais déjà les avantages et les inconvénients du métier.

Delphine

J’ai passé les examens du TEC un peu par hasard en 2001. On recherchait un conducteur pour la ligne 6, pour Jemappes et je me suis porté volontaire. À l’origine, j’ai un diplôme des Beaux-Arts et un régendat en Arts Plastiques. Conduire un bus, c’est à la fois un art et un métier. Il faut tout connaître pour donner une belle image et un service de qualité. C’est comme cela que l’on changera l’image du chauffeur en un conducteur respectable et qui se respecte.

Dieudonné

Pourquoi vouloir devenir coach ?

J’ai postulé en 2019 en tant que coach pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’aime être à l’aise quand je conduis et, avec l’éco-conduite, je me sens plus zen et calme. Je suis totalement convaincue de ses bienfaits et je l’applique autant au travail que dans ma voiture personnelle. Ensuite, j’apprécie la diversité de mon métier. Devenir coach me permettait de suivre une formation, d’apprendre de nouvelles choses mais aussi de pouvoir les transmettre à mes collègues. J’aimerais qu’on nous retire l’étiquette de « chauffard » qui nous colle à la peau. Appliquer les principes de l’éco-conduite (gestes souples, adaptation de la vitesse, diminution de la consommation, etc.), permettrait d’améliorer l’image du conducteur.

Delphine

Pour moi, c’est vraiment un plaisir et une reconnaissance d’être coach. On a l’impression d’être une grande famille. Ça me motive de transmettre mes connaissances pour avancer ensemble. Je suis content de pouvoir partager ça avec mes collègues du dépôt de Mons.

Quand quelqu’un me dit « Je pratique l’éco-conduite mais pas tout le temps, s’il y a trop de clients, j’accélère », pour moi, cette personne ne la pratique pas : on ne change pas en fonction du monde. Il faut arrêter cette idée reçue que si on fait de l’éco-conduite, on est en retard. L’éco-conduite, c’est vraiment un mode de vie. Quand on l’adopte réellement, il n’y a pas de retour en arrière. C’est bénéfique pour le client car il perçoit moins de chocs mais c’est surtout propice au bien-être du conducteur : moins de problèmes physiques (douleurs au cou, tendons, etc.), plus de calme dans la conduite, et donc un travail plus serein.

Dieudonné

Avez-vous une anecdote avec un client ?

J’en ai plusieurs. La plus drôle vient d’une dame âgée qui m’a demandé si le bus avait une boîte automatique et non manuelle car elle ne sentait pas du tout quand je changeais les vitesses. Je reçois aussi des commentaires positifs des habitués, contents de ma conduite. Un conducteur qui ne se sent pas bien, ça se répercute sur la qualité de son travail. C’est pour cette raison que j’adhère totalement à l’éco-conduite et je suis ravie de coacher mes collègues.

Delphine

J’ai aussi une anecdote concernant une cliente plus âgée, une habituée. Un jour en rentrant dans le bus, cette dame me signale qu’elle va rester debout pendant son trajet car elle ne ressent pas les chocs quand je conduis. Je l’ai bien entendu priée de s’asseoir (rires).

Dieudonné

Photo prise avant la crise sanitaire.