En route vers le futur avec Autonom-e

Demain

Autonom-e

Ce vendredi 19 mars, on a testé la navette autonome de Louvain-la-Neuve. Il s’agit d’un véhicule automatisé sans conducteur qui effectue la liaison de la gare SNCB de Louvain-la-Neuve au parc scientifique Einstein. Un opérateur TEC est toutefois présent dans le véhicule, pour accompagner et  informer les voyageurs mais aussi pour pouvoir prendre la main sur le véhicule en cas d’arrêt de sécurité.

Autonom-e (c’est son petit nom) est en circulation depuis le 8 mars dernier. Elle est accessible gratuitement, du lundi au vendredi de 7h30 à 19h30 et le samedi de 10h30 à 18h30, découvrez tous les horaires. Dans sa première phase de déploiement, elle effectue une boucle dans l’Avenue Lemaître en desservant 5 arrêts. La navette est en test pendant 6 mois (jusque fin août) et est le fruit d’une collaboration entre le TEC, la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et une série d’autres acteurs publics, privés et académiques

Habitant la cité universitaire, il me tardait de la tester. Direction le centre-ville, derrière la gare, pour rejoindre l’arrêt Avenue Georges Lemaître.

Au loin, j’aperçois l’engin futuriste, on ne peut pas le louper avec sa forme atypique et sa couleur jaune tournesol. J’ai tellement hâte de grimper dedans.

Antoine est notre opérateur du jour, il est l’un des 9 conducteurs brabançons du TEC à avoir été sélectionné, formé et mobilisé pour ce projet et celui du TEC à la demande.

Nous sommes rapidement rejoints par 4 autres personnes. La navette peut accueillir actuellement 6 passagers assis.

Antoine nous demande de mettre notre ceinture de sécurité, car en cas de freinage d’urgence, c’est assez impressionnant, la navette peut passer du 9km/h (vitesse moyenne) à l’arrêt complet en 1 seconde. Il nous explique ensuite, avec beaucoup d’enthousiasme, toute la technologie qui se cache derrière, le tracé prédéfini (des rails virtuels), les capteurs capables de détecter les obstacles extérieurs, l’écran de bord, son rôle d’opérateur, …

Il répond aussi volontiers aux questions des passagers pendant tout le trajet. Le véhicule suscite la curiosité.

A combien de kilomètre/heure circule-t-il ?

La navette peut atteindre ici les 16 km/h mais sa vitesse moyenne est de 9km/h.

Comment se recharge-t-elle ?

Par câble, lors du retour au dépôt mais aussi grâce à ses mouvements, quand elle est en descente par exemple.

Que se passe-t-il si une voiture colle de trop près le véhicule ?

Rien ! Mais si le véhicule nous double et se rabat trop près, les capteurs avant de la navette vont le détecter. La navette va ralentir ou se stopper en cas d’obstacle fixe, je devrai alors reprendre le contrôle et lui permettre de continuer sa route. 

Antoine, l'un des opérateurs de la navette autonome

La boucle dure une vingtaine de minutes, le voyage est agréable, calme et relaxant. Seul bémol, le freinage d’urgence qui peut être un peu brusque et le petit tilt sonore qui retentit quand la navette prévient d’un obstacle. Mais comme le souligne Antoine : "la sécurité prévaut sur le reste dans ce genre de véhicule, c’est une volonté du concepteur ". Et justement, la présence de l’opérateur rassure aussi, un plus pour les personnes sceptiques par rapport à l’intelligence artificielle.

A tester jusqu’au 31 août 2021.