Histoire des transports et de la mobilité en Wallonie  

Hier

Le dépôt de Natalis durant la Seconde guerre Mondiale il deviendra le Musée des Transports

Durant la révolution industrielle, les réseaux de transport urbain se développent à l’initiative de compagnies privées.  
La Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux (SNCV) desservira les plus petites villes, les campagnes et banlieues peu peuplées. 
 
Avant cette révolution, les populations se déplacent à pied, à cheval et en calèche ou fiacre pour les plus aisés.  
Les transports de ville en ville sont assurés par des services de diligences, qui distribuent aussi le courrier.  

Les premiers tramways hippomobiles 

Au milieu du 19e siècle, les services omnibus apparaissent dans les villes. 
Ces véhicules lourds nécessitent une cavalerie importante. Ils coûtent chers et sont peu confortables, le succès est donc mitigé. 
Avec le développement de l’industrialisation et les usines, les villages se transforment en villes. Les travailleurs se déplacent plus et le tramway hippomobile (à traction chevaline) apparaît :  

  • En 1871 à Liège  
  • En 1881 à Charleroi  
  • En 1884 à Verviers 

Ce transport est plus confortable que les omnibus, moins bruyant, mais reste cher … 

La traction vapeur et la création de la SNCV 

Les transports précédents restent trop contraignants et la machine à vapeur est testée. Cependant, les nuisances occasionnées (bruit, fumée, …) sont trop importantes pour la ville et l’idée est abandonnée. 
La vapeur reste la meilleure solution pour les chemins de fer en dehors des villes. 
En 1884, la SNCV est créée et se développe rapidement pour couvrir l’ensemble de le Belgique.

Le trolleybus à Liège

Liège est la seule ville wallonne dont le réseau de transports en commun ait été équipé de trolleybus (propulsés par un moteur électrique mais circule sur pneumatiques).

  • Dans les années 1930 : Les premières lignes de trolleybus sont mises en service à Liège.
    Elles desserviront d’abord les quartiers inaccessibles aux tramways, puis remplaceront les trams sur certains parcours.
  • Dans les années 1950 : le réseau de trolleybus liégeois atteindra son apogée. Avec 150 véhicules roulants, il est alors un des plus importants d’Europe continentale.

Illustration d'un trolleybus en fonctionnement

L’électricité et l’essor des transports urbains 

C’est avec la traction électrique que le tramway urbain connaît véritablement son essor. 

  • En 1893 : Liège inaugure la première ligne de tramway électrique de Belgique sur le tronçon Place Coronmeuse – Herstal. 
  • En 1900 : À Verviers, les tractions chevalines sont converties à l’électricité. 

La solution est idéale pour l’époque ! Avec ses faibles nuisances et sa baisse des tarifs, le tramway offre une nouvelle mobilité urbaine.  
Le succès durera jusque dans les années 50 où l’expansion sera ralentie par les deux guerres mondiales. 

Les années 50 : le « tout-à-l’auto » 

À partir des années 50, la priorité est donnée à l’automobile, au détriment des transports en commun. 
Au niveau de ces transports, un nouveau véhicule gagne du terrain : l’autobus au diesel.  
Il est mieux adapté aux nouvelles conditions de circulation, de plus en plus denses. 
Les premières lignes d’autobus sont mises en service en 1925 par la SNCV. 

Plus souple d’utilisation que le tram et moins couteux, l’autobus représente la modernité !  
À l’époque, le coût du diesel est aussi plus favorable que celui de l’électricité. 

À la fin des années 1960, les réseaux électriques sont supprimés partout en Wallonie, l’exploitation est alors uniquement assurée par des autobus. 

De la première crise pétrolière à aujourd’hui 

Après la crise pétrolière, les transports en commun regagnent du terrain et sont modernisés.  

  • Liège obtient un nouveau dépôt moderne à Robermont. 
  • Charleroi voit se dessiner un projet de métro léger qui verra le jour en 2012. 

Le métro léger de Charleroi en circulation

  • La gestion des transports en commun est modernisée :  
    • En 1988 : Suite à la loi de la régionalisation des transports en commun, la SNCV ainsi que les sociétés urbaines sont dissoutes. 
    • En 1991 : En région wallonne, 6 nouvelles structures sont mises en place (la SRWT et les 5 entités). 
    • En 2019 : Le TEC regroupe les 5 sociétés qui deviennent donc une seule et même entité, sous le nom juridique  d'"Opérateur de Transport de Wallonie" (OTW). 
        

Au fil du temps, la modernité donne accès à Internet et aux premiers smartphones.

  • En 1996, la billetterie électronique est généralisée à l’ensemble du réseau. 
  • En 1998, le TEC Charleroi met ses horaires à disposition sur internet. 
  • En 2004, un site commun à l’ensemble des TEC est lancé : infotec.be. C'est le premier site proposant des itinéraires incluant les 4 opérateurs de transport belges. 
    En 2013, on y intègre une cartographie?
  • En 2015, la billettique sans contact est lancée.
  • En 2018, l'application mobile du TEC est créée.
  • En 2020, infotec.be est remplacé par un nouveau site, plus moderne et correspondant mieux aux besoins des voyageurs : letec.be


En parallèle de l'expansion du net, les enjeux climatiques se popularisent et trouvent un soutien dans l’opinion publique. 
Des plans sont prévus pour réduire l’impact des déplacements sur l’environnement :
 

  • Transports plus propres 
  • Valorisation des piétonniers, RAVeLs, pistes cyclables, parking relais, lancement du CycloTEC en 2010, etc. 

Le CycloTEC

  • En 2017, 11 premiers bus hybrides arrivent à Namur. 
  • En 2020, le TEC compte 206 bus hybrides.

La flotte des bus hybrides du TEC s'agrandit

  • En 2022, le Tram de Liège fera son grand retour.