Joseph, responsable du dispatching à Charleroi

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Joseph, disptach Charleroi

 Joseph Di Nobile, 58 ans est responsable de l’équipe dispatching de Charleroi. Il nous explique son parcours, son job, le travail de ses collègues. 

Le TEC – Quel est votre parcours au sein du TEC?

J’ai d’abord travaillé comme mécanicien chez Ford et après avoir fait mon service militaire, je suis entré à la SNCV (Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux) comme chauffeur receveur. Puis à la STIC (Société des Transports Intercommunaux de Charleroi) au même poste.
C’est en 1991 que j’ai commencé à travailler à proprement parler au TEC puisque les deux sociétés (SNCV et STIC) ont fusionné pour lui donner naissance.
4 ans plus tard, je suis devenu contrôleur d’exploitation, instructeur à l’école de conduite et chef des sorties dans les dépôts.
En 2001, je suis devenu dispatcher d’exploitation et en 2013, responsable de l’équipe dispatching.

En quoi consiste votre job actuel ?

On l’appelle « chef dispatcher », mon rôle est de veiller à ce que le service dispatching fonctionne bien.
Je suis chargé d’assurer la mise en service, les évaluations annuelles, le pointage, veiller à ce que l’équipe ne manque de rien et à ce que les procédures soient respectées mais aussi d’apporter le soutien nécessaire en cas de situation dégradée.

En complément à cela, au bureau :

  • Nous gérons les déviations.
  • Nous préparons les dossiers accidents, les PV, les rapports à la direction, les réunions internes ou externes.
  • Nous faisons des recherches sur des agents ou des véhicules en cas de réclamation concernant un bus passé en avance (par exemple).
  • Nous gérons également le SAE (Système d’Aide à l’Exploitation) qui permet de consulter en temps réel ou en différé toutes les informations sur les véhicules et les agents circulant sur notre réseau (avances, retards, suppressions, déviations, alertes, pannes etc.).
  • Nous veillons au bon fonctionnement du métro, au suivi des consignes de sécurité, à la mise en place des manœuvres en fonction des travaux prévus sur les voies ou d’incident inopiné.
  • Nous nous rendons sur le terrain pour des missions diverses.

Et cette liste est loin d’être exhaustive.

Le dispatching, il sert à quoi ? 

C’est le service au TEC qui est à l’écoute des agents de terrain 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Sa finalité ? Apporter une réponse ou une solution pour tout ce qui touche à l’exploitation bus et métro, et souvent bien plus encore. Il est le premier secours pour tous les agents en service, en cas d’altercation, de panne, de retard et autres incidents sur le réseau. Il diffuse à la demande les informations entre les services internes, les secours ou la police.

A Charleroi, le dispatching est composé d’un responsable du service, de deux chefs dispatchers et de 12 opérateurs radio gestionnaires réseau. Ils ont une grande connaissance du réseau et de nombreuses années d’expériences. Ce sont tous d’anciens chauffeurs qui ont gravis les échelons à la suite d’examens et de formations utiles pour accéder à ce poste. Les agents y travaillant ont une faculté d’analyse et une résistance au stress importante.

Quel regard portez-vous sur le TEC ?

Après 35 années de service au TEC, Je suis fier d’y avoir fait ma carrière même si celle-ci n’est pas encore finie. Je recommencerais le même parcours sans hésiter car je me rends au travail avec le même plaisir qu’au premier jour.

Au fil des années, j’ai vu de belles choses se mettre en place mais aussi quelques ratés. Des énormes efforts pour le bien-être et la sécurité du personnel ont été réalisés. Pour les voyageurs, il y a eu aussi des améliorations même si pas mal de de choses sont encore à mettre en place.

Une anecdote à partager ?

Un jour, lors d’un contrôle dans le bus, un voyageur me présente un ticket tout à fait valable et je le remercie.

Il me rappelle et me demande si je veux voir son 2ième billet valable également. 

Je lui réponds : "Pourquoi vous avez un 2ème billet ?"

Il m'explique : "On ne sait jamais, si je perds le 1er, j’en ai un autre de réserve."

Je lui dis: "Mais vous pouvez aussi perdre les deux billets.

Et là il me rétorque : "Je m’en fiche, je suis abonné."