La gestion des abribus

Au quotidien

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Pourquoi n’ai-je pas un abribus à mon arrêt ? Les vitres sont brisées, il y a des détritus par terre, et le TEC ne fait rien, pourquoi ? Nous sommes souvent interpellés à ce sujet sur les réseaux sociaux du TEC.  Explications et détails.

Qui décide ? Qui est propriétaire ?

Pour nos voyageurs, il est important d’attendre le bus dans des conditions confortables.

Mais saviez-vous que ce sont les communes et non le TEC qui sont à l’initiative du placement ou du remplacement d’un abribus sur leur territoire ? Le TEC encourage financièrement cette démarche, dès qu'il a connaissance d'un besoin réel.

Les administrations communales ont alors 4 choix :

  • Le placement, par l'intermédiaire du TEC, d'abris de type standard. Ceux-ci sont subsidiés à 80 % par le TEC et la commune ne débourse qu’une quote-part de 20 %.  Ces abris sont de trois types : les abris en aluminium, en bois et en béton.
  • La conclusion par la commune d'un marché public de fourniture et de pose d'abris non standard, respectant les spécifications qui permettent l’octroi de subsides TEC.
  • Le placement d'abris publicitaires par une firme spécialisée. Le TEC n’intervient pas financièrement.
  • L'achat direct ou la construction par la commune d'abris ne respectant pas les spécifications imposées par le TEC. Ici non plus, il n’y aucune intervention financière de notre part.

Placement d’un abri standard, quelles sont les étapes ?

  1. La commune fait directement sa demande auprès de la direction territoriale du TEC. Elle mentionne le nom de l’arrêt, les lignes, le type d’arrêt souhaité, s’il s’agit d’un nouvel abri ou d’un remplacement.
  2. Un délégué du TEC est envoyé sur place pour voir si c'est opportun de placer ou non un abri et/ou de procéder à son remplacement.
  3. Après avis favorable, une convention est signée entre le TEC et la commune. En contrepartie d’un subside de 80% du coût de l’abri et de la mise à disposition gratuite du terrain nécessaire, la commune a la charge du nettoyage et de l’entretien (réparations éventuelles), la vidange régulière de la poubelle. Et en cas de remplacement, la commune (propriétaire) doit enlever l’abri existant. La commune s'engage à affecter l'abri subsidié aux clients des services publics de transport pendant une période minimale de douze ans.
  4. La commune verse sa quote-part financière de 20 % dans le coût de l'abri.
  5. Le TEC donne à l'entrepreneur l'ordre de procéder au placement de l'abri. Ce dernier informe la commune de la date de placement.
  6. Enfin, le TEC procède à la réception provisoire de l'abri.
  7. La commune devient propriétaire de l'abri dès le placement.

Les communes peuvent trouver plus d'informations dans le guide des bonnes pratiques sur notre site internet

D’où vient le mot ?

Saviez-vous que le mot « abribus » est une marque déposée ? Elle a été proposée pour la première fois, en 1964 à Lyon, par l’entreprise JCDecaux. L'innovation de son créateur fut de doter l'abri de panneaux publicitaires et de proposer l'installation gratuite en échange du droit de commercialiser les publicités.

Aujourd’hui, 2 entreprises se partagent le marché publicitaire belge des abribus, JCDecaux et Clear Channel.

Des abribus classés ou originaux 

La Wallonie compte de nombreux abribus. L’abribus de La Plante à Namur en est le plus ancien. Il est classé au patrimoine de la Région wallonne depuis 1992 et a été rénové en 2013 par la Ville de Namur pour lui redonner son éclat d’origine.

Il date de 1932, c’était un arrêt de tram, à l’époque où ceux-ci circulaient à Namur. Aujourd’hui, il est desservi par 5 lignes de bus TEC (la 21, 3, 30, 34 et 4).

Abribus La Plante à Namur

© Namur Magazine

Outre les abribus classés, il y a aussi des abribus originaux. On en retrouve beaucoup à l’étranger, découvrez ceux qui rendent l’attente agréable.

Voici notre top 10 : 

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