Laurent et les SELF de Charleroi

Nous

Laurent

Vous vous êtes déjà demandé qui était derrière les SELF (automates de vente)  

Aujourd'hui, on vous présente Laurent, employé au Service Recettes du TEC à Charleroi. Son job ? Être certain que les SELF soient fonctionnels pour nos voyageurs. Découvrez sa fonction et son parcours !  

Le TEC - Quel est votre parcours ?  

Laurent :  

J’ai un graduat en éducation physique. J’ai enseigné comme prof de gym pendant presque 2 ans. Mais pour la stabilité de l’emploi, en 2006, j’ai décidé de postuler au TEC à Charleroi comme chauffeur de bus. 4 ans plus tard, j'ai rejoint le Service Recettes.  

Je n’ai aucun regret sur ma reconversion d’emploi, j’aime être en contact avec les clients et je ne reste pas 8h dans un bureau. Je suis super épanoui dans mon travail ! 

Quel est votre travail actuellement ?  

Nous sommes 6 au sein du Service Recettes dont 2 personnes en charge des SELF. 

Je m’occupe exclusivement des SELF de la région de Charleroi, il y en a une septantaine. Avec mon collègue, nous nous chargeons de récolter la monnaie des machines, de les réapprovisionner, de les fournir en papier, de nettoyer les imprimantes, de nettoyer les écrans, etc. Nous nous occupons essentiellement des recettes et des aspects techniques de base. Pour les problèmes plus compliqués, nous faisons appel à une équipe purement technique. 

Nous sommes les premiers sur place lorsqu’il y a un problème sur un SELF. Ensuite, on dispatche au bon département. Notre but, c’est donc de faire de notre mieux afin que les SELF fonctionnent correctement 24h/24.  

Un chouette aspect de cette fonction, c'est que quand je suis en mission sur le terrain, je peux être amené à aider les clients, qui ont parfois du mal avec la machine. C'est toujours un plaisir d'avoir des remerciements de la clientèle. Et en plus des clients, je suis aussi en lien étroit avec beaucoup d’autres acteurs du TEC : les conducteurs, les agents de vente, les téléphonistes, etc. Mon métier est fait de rencontres multiples. 

Avez-vous une journée type ? 

Généralement, que ce soit en période Covid ou non Covid, quand j’arrive au bureau :  

  1. J’ouvre tous les logiciels de contrôle  : ça nous indique les SELF en ligne qui ont rencontré des pannes. Et en allant sur place, je peux déterminer la cause du problème : plus de papier pour imprimer, soucis avec le bancontact, trop de monnaie, etc. 
  2. Si des pannes sont enregistrées dans le programme, je prépare ma journée de dépannage. 
  3. Je prévois également ma tournée de collecte de monnaie à raison de 1 ou 2 fois par jour pour éviter que les SELF ne soient trop remplis.
  4. Je vérifie les caisses, mets l’argent en banque et fais les documents comptables.
  5. L’après-midi, si c'est nécessaire, je refais une tournée de dépannage vers les SELF qui auraient eu des problèmes dans le courant de la journée.

Au final, c’est toujours aléatoire, il n'y pas de journée identique. Ce qui est chouette également, c’est que je suis 1/3 du temps au bureau et 2/3 du temps sur le terrain. Je suis amené à me déplacer dans tout le secteur de Charleroi pour dépanner et récolter l’argent des SELF.  

Quelle est votre vision du TEC ? 

C’est une société toujours en évolution face à la nouvelle technologie : application, achat en ligne, etc. Les achats en ligne ou sur SELF, c’est l’avenir.  

Le TEC évolue aussi au niveau de l’environnement, on a une envie d’être toujours plus vert.  

Une anecdote à partager ?  

Les SELF (dans le métro) n'acceptent que la monnaie, pourtant, nous retrouvons souvent des billets coincés dans la fente des pièces. Ca arrive à peu près 1 fois par mois.

Nous sommes aussi confrontés au vandalisme des automates de vente. Certains ont essayé de les casser avec des cailloux, des pavés, des foreuses pour forcer la serrure. Ils pensaient pouvoir récolter l’argent présent dans la machine, mais après presque 7 ans, personne n’a jamais réussi. Elles sont super sécurisées.