Sophie, conductrice à Tournai

Nous

Sophie Lemaire

Sophie L. est conductrice-receveuse, travaille parfois en ESPACE TEC et est également coach éco-conduite au dépôt de Tournai. Un rôle multi-facettes, aux antipodes de la routine. Elle nous explique son parcours, sa passion pour la conduite et sa vision de l’éco-conduite.

Le TEC – Quel est votre parcours au sein du TEC ?

Sophie: 

J’ai débuté ma carrière en travaillant cinq ans dans le privé en transport scolaire avant de postuler au TEC il y a 15 ans, pour bénéficier d’horaires fixes. Avec trois enfants, c’était compliqué. Mon fils travaille chez un sous-traitant, Roman, il adore aussi ce métier. On dit toujours dans la famille que “Le TEC ça rapproche”, c’est d’autant plus vrai que j’ai connu mon mari dans le bus ! Je rentrais chez moi après mon travail et il était conducteur de mon bus. D’ailleurs, après 35 ans d’expérience dans le privé, mon mari vient de rejoindre également le TEC à 59 ans ! Je lui ai conseillé de postuler car je sais que l’âge n’est pas discriminatoire au TEC.

Qu’appréciez-vous dans votre métier ?

J’adore conduire. J’aime le changement. Je suis d’ailleurs réserve conducteurs et ESPACE TEC, afin de ne jamais faire la même chose. Rouler, pour moi, c’est un plaisir, une détente. Je suis beaucoup plus fatiguée quand je suis en congé car je fais plein de choses chez moi (rires). Je ne pourrais pas faire toutes ces activités sans avoir cette bouffée d’oxygène que me procure la conduite. Je suis aussi quelqu’un d’empathique, je suis cycliste, je prends le bus, cela me permet de me mettre à la place des passagers et de les comprendre.

Pourquoi souhaitiez-vous devenir coach éco-conduite ?

Tout ce qui touche au bien-être et à la sécurité me tient à coeur. Je suis convaincue que le stress a une répercussion sur la santé. Il y a six ans, j’avais des problèmes de dos et de cervicales. Rien ne fonctionnait. J’ai commencé le tai-chi et cela a changé ma vie. Il s’agit d’un art martial qui utilise l’énergie intérieure sans faire appel à la force musculaire. On fait circuler l’énergie dans le corps et cela réduit toutes les tensions. Je l’applique au quotidien dans la conduite car le métier est de plus en plus difficile. J’ai beaucoup d’énergie en moi. Grâce au tai-chi, j’ai appris à la canaliser positivement et à comprendre l’importance de chaque geste, de la position des mains sur le volant par exemple.

Comment imaginez-vous ce rôle de coach ?

Je pense qu’il n’y a pas de mauvais conducteur, il n’y a que de mauvaises habitudes. Et les mauvaises habitudes, ça se change. Je ne suis pas parfaite, ce que j’aime dans ce rôle de coach, c’est le fait d’apprendre. Nous sommes tous différents et on a beaucoup de choses à apprendre l’un de l’autre. Je pense toujours à cette citation : “Il est riche celui pour qui la vie est une perpétuelle découverte”. C’est tout moi. Je suis curieuse de tout et ravie de pouvoir transmettre des trucs et astuces à mes collègues.