Vincent, chef du dépôt de Jodoigne

Nous

Vincent Mouillard

Depuis le 24 septembre, Vincent Mouillard a repris les fonctions d’Eric Z. au dépôt de Jodoigne. L’homme de 54 ans, en couple et père de deux enfants, est bien connu de tous. Avec 32 années d’ancienneté au sein de notre société, Vincent fait partie de ceux que l’on nomme les «anciens». Il nous en dit davantage sur lui et sur ses motivations.

Le TEC - Le transport en commun, c’était inné ?

Vincent :

Pas du tout. En 1988, je suis entré à la SNCV un peu par hasard. Le dépôt n’était pas très éloigné du domicile de mes parents et mon parrain, Jules Houart, était chauffeur au dépôt de Chastre. Je ne pensais pas y rester aussi longtemps. J’ai commencé ma carrière dans une profession très éloignée du monde des transports en commun puisqu’après mon service militaire, j’ai été pendant 4 ans para-commando. Sans doute influencé par la carrière militaire de para de mon papa. C’est une profession que j’aimais beaucoup mais après avoir été envoyé en mission en Afrique et y avoir découvert l’atmosphère de guerre, j’ai choisi de me reconvertir. C’est pourquoi j’aime qualifier ma vie professionnelle de parcours «du combattant».

Et une fois qu’on y a goûté ?

On en redemande ! J’ai été chauffeur pendant 31 ans. Chaque jour, j’ai apprécié mon métier. Même si, certains matins, j’étais fatigué, jamais je ne me suis mis au volant de mon bus à contrecœur. C’est un métier plaisant parce qu’il est autonome et qu’il permet beaucoup de contacts. Il n’est pas toujours facile, mais avec l’habitude on s’adapte à toutes les situations.

Alors pourquoi le quitter ?

Après avoir vu bon nombre de collègues partir à la retraite, je me suis un peu remis en question. Mon envie de bouger, de découvrir de nouvelles choses et le poste de chef de dépôt devenant vacant ont fini par me convaincre de relever ce nouveau défi.

Après quelques mois d’ancienneté comme chef de dépôt, quel est votre verdict ?

Je découvre le métier. Je pense le gérer correctement et me faire respecter sans être trop autoritaire. Le climat COVID apporte évidemment un peu plus de difficultés d’autant qu’ayant attrapé le virus, j’ai dû exercer 15 jours en télétravail. Pour moi, un chef de dépôt doit être sur place et surtout à Jodoigne qui est un dépôt particulier. Il y a sans cesse du monde puisque 95% des services reviennent en permanence. Ma disponibilité est donc souvent requise. C’est normal pour moi, mais en échange, je ne demande qu’une chose : que chacun fasse son travail et n’oublie pas que la priorité c’est de servir nos voyageurs en toute sécurité. Un voyageur mécontent est un client qui risque de ne plus utiliser nos bus et sans aucun client, garder notre emploi n’a plus de sens ...

Mon premier défi : que tous les services collaborent le plus efficacement possible afin de fournir aux clients le meilleur service qui soit. Notre société compte aussi de nombreux projets d’avenir, j’ai vraiment envie d’y contribuer autant que je peux. Je veux, en quelque sorte, apporter ma pierre à l’édifice aussi modeste soit-elle.

Votre meilleur souvenir au TEC ?

Voir le soleil se lever. Aujourd’hui, il se lève en même temps que moi mais avant, je pouvais y assister au volant de mon bus. C’était magique.